Grogne dans le domaine de l’éducation au Brésil: paroles d’enseignants et de scientifiques

-Rio de Janeiro (AFP)-Ils ont perdu leur porte-monnaie, ne savent pas si leur université sera en mesure de continuer la recherche contre le cancer ou sera même encore de l’électricité après la réduction du budget au Brésil: un enseignant, un stagiaire, un étudiant a expliqué à l’AFP pourquoi ils se manifestaient ce mercredi.

Arthur Caser, professeur au collège de touché-

Ce professeur d’histoire de Pedro II dit que c’est une institution célèbre de Rio de Janeiro 13.000 élèves et étudiants aura lieu une réduction de 36% de son budget.

fonctionnement de l’établissement est sous la menace », dit-il. Ces outils, au moins pour »l’éclairage, l’eau, les sous-traitants chargés de l’entretien, de la sécurité, de la conciergerie, ceux qui prennent soin des élèves ».

« Nous ne savons même pas si il va durer jusqu’à la fin de l’année », ajoute le professeur de 33 ans.

« c’est le gouvernement dans la logique de l’étouffement et de bâillonnement » de la population, accuse-t-il dit. Le ministère fait la promotion des’dés-éducation’–comme une dictature. Il contribue à la formation que les citoyens obéissent, ne sont pas critiques et ne seront pas passifs ».

« aujourd’hui l’enseignant est vu comme l’ennemi numéro un », dit-il en rappelant les différentes initiatives du gouvernement Bolsonaro visant à éliminer tout supposé endoctrinement »gauchiste » des salles de classe.

Mais Arthur Caser, »il faut se rappeler que l’éducation n’a jamais été une priorité au Brésil. L’éducation a toujours été l’un des premiers budgets de touchés quand il s’agissait de faire des coupes ».

« Ce mercredi, nous espérons que les gens vont descendre dans la rue pour défendre le projet de la plus populaire qui apprécie la liberté et l’égalité », conclut le professeur.

Adison Filo sans bourse bourse-

A 25 ans, Adison Filho avait obtenu une bourse de doctorant en géologie à l’Université Fédérale de Rio de Janeiro (UFRJ) pour poursuivre ses recherches sur la »protection du patrimoine géologique » au second semestre, à partir d’août.

Il pensait que travailler sur les plages du nord de Rio sous la menace de la construction d’un port, où des rochers particulièrement rares sont utilisés pour calculer le niveau de la mer et de la mesurer ?l’impact du réchauffement climatique.

Mais il vient d’apprendre la suspension des bourses d’études du gouvernement.

« la valeur de la bourse est assez faible (1 .500 millions de reais par mois, ou 330 euros), mais cela me permettrait de voyager, de vivre plus près à l’université (…) ou de la participation au congrès », dit-il.

« Je suis puni par le gouvernement », dit-il, »je ne vais plus pouvoir rien faire sans bourse ».

« Je vais te montrer, c’est exact », dit-il à propos des appels pour ce mercredi. »Nous sommes des guerriers recherche » » et »nous ne pouvons pas renoncer à notre rêve: être en mesure de faire une recherche au Brésil », même si »beaucoup (chercheurs maintenant s’exiler », dit Adison Philo.

le jeune homme avoue qu’il n’a pas de plan B. Il peut devenir un guide, pour expliquer aux touristes l’importance de la géologie qui l’a conduit sur le Pain de sucre.

-Leandro Téodoro, chercheur menace-

-Leandro Téodoro Junior, un chercheur en biologie de 23 ans de l’Université fédérale de l’ABC de Sao Paulo (sud-est), qui a deux diplômes de Master bourse à moins de 800 réais par mois et voit l’avenir d’un bon compromis.

« Parfois les gens voient à l’université comme ce qui est en dehors de la société. Mais ce n’est pas vrai, dit le jeune homme qui vit dans la favela.

Il donne l’exemple des recherches sur le traitement du cancer du rein est basé sur l’immunothérapie.

Avec des coupes claires dans les budgets des universités d’état, »nous allons perdre notre capacité de mener des recherches dans tous les domaines, pas seulement dans la science, mais en santé, de la pharmacie, des sciences humaines », dit-il.

maintenant, regarde de l’avant par à-coups, avec des fonds réunis grâce à un organisme régional. Mais il craint que ce n’est pas assez pour le finir.

« Il faut vraiment que nous aimons notre travail pour réussir à garder le cap », dit le jeune homme qui participe à la mobilisation de mercredi.